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Etre HPI/HPE : entre différences, richesse et souffrance

  • virginie453
  • 3 sept. 2025
  • 3 min de lecture

Beaucoup de choses ont été écrites sur le sujet des hauts potentiels mais peu font la distinction entre haut potentiel intellectuel (HPI) et haut potentiel émotionnel (HPE). Pour rappel, cette distinction a été théorisée par la psychanalyste Raymonde Hazan.

Dans les deux cas, il s'agit d'une qualité (et non d'une quantité) d'intelligence très spécifique que l'on ne retrouve que chez une minorité de personnes. Cette spécificité provient d'une anormalité des connexions synaptiques qui, parce qu'elles sont beaucoup plus réactives permettent une intensité et une fulgurance des transmissions neuronales.


HPI et HPE partagent un socle commun : pensée en arborescence, rapidité d'analyse, hyper intuition, quête de sens, intensité, hypersensibilité, force créative, un cerveau qui ne peut s'empêcher de réagir, questionner, solutionner, polyvalence intellectuelle, exigence, suradaptabilité.

Pourtant, ils sont très différents. Le HPI, souvent mieux intégré, est un introverti émotionnel. Il a tendance à intégrer immédiatement les codes du monde qui l'entoure (il comprend très tôt et avec résilience comment appliquer les règles des gens "normaux") et passe ainsi plus inaperçu à l'école car ses résultats académiques sont homogènes et brillants. Il ne cherche pas l'attention spécifiquement et fait davantage confiance en ses capacités intellectuelles quand, à l'inverse, son camarade HPE doute de lui, de son intelligence, remet en question le système, cherche sa place et voit ses résultats dépendre de la bienveillance qu'il ressent chez autrui. L'un est guidé par son intellect, le second par ses émotions. Ce qui ne veut absolument pas dire que le HPI serait dénué d'émotions. Bien au contraire ! Il en a autant que le HPE mais les fait passer au second plan...jusqu'à ce qu'il ne puisse plus les refouler (l'occasion d'un autre article prochain).

C'est donc le plus souvent des enfants HPE qui chamboulent la vie de leurs parents et enseignants. Des enfants qui s'ennuient vite, s'agitent, vibrent, répondent avec insolence, se retrouvent pointés du doigt, parfois harcelés car leur différence est palpable. Comme s'ils dérangeaient l'ordre établi. Cette non reconnaissance de leurs qualités immenses d'empathie, de besoin de sens, de justice, peut faire sombrer un enfant HPE dans une incompréhension existentielle, une faille d'amour de soi, des schémas sacrificiels.

Il est important de considérer cette différence intrinsèque pour comprendre pourquoi on retrouve le plus souvent des HPE en échec scolaire et plus tard en dérive d'orientation professionnelle, quand le parcours des HPI semble plus aisé et fluide en apparence. Pourquoi ce sont le plus souvent des HPE que l'on retrouve dans les cabinets de thérapeutes. Pourquoi les HPI font carrière plus rapidement dans des métiers rationnels, quand les HPE passent par de nombreux détours et choisissent davantage des domaines sensibles et créatifs.


Quel que soit le profil, être HP induit autant une richesse qu'une souffrance potentielle si l'enfance n'a pas apporté son lot suffisant d'amour familial pour renforcer la confiance en soi, accompagner le développement des aptitudes innées, reconnaître cette différence et qualité d'être.


Heureusement, beaucoup de hauts potentiels, notamment parmi les jeunes générations, ont la chance d'avoir été reconnus, entendus, entourés avec bienveillance. De plus en plus d'enseignants comprennent leur fonctionnement unique et savent nourrir leurs besoins intellectuels. Enfin ! Même s'il reste du chemin à parcourir.


Si vous vous intéressez à la richesse des Hauts Potentiels, n'hésitez pas à lire mes posts Instagram sur ce sujet passionnant. Peut-être trouverez-vous davantage de réponses aux questions que vous vous posez ?

Instagram : virginie.guillou_thérapeute


 
 
 

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